jeudi 26 août 2010

Bisous nocturnes

Il n'y a rien. Rien. De plus beau qu'un enfant qui dort. Mais surtout, le mien. J'adore aller le voir pendant son dodo, surtout depuis qu'il dort dans son grand lit, et lui faire des bisous en murmurant des petits je t'aime. Rien de plus beau que ça. Je peux y aller 10 fois dans une soirée, il est tellement cute. Toujours dans une position différente; les foufounes dans les airs, sur les dos en étoile, sur le côté ou en travers de son lit. Il est beau. Desfois il a un doudou dans les bras, desfois c'est un train en bois (?) ou comme ce soir, c'est Sophie la giraffe. Sophie qui fait "squick" quand on lui pèse dessus. Alors ben ça fait "squick". C'est tellement impertinent, mais ça fait tellement exploser mon coeur d'amour le voir tout paisible dans son sommeil que j'avais envie de partager mon petit bonheur. Bon bref, dans un tout autre ordre d'idée (trop long comme marqueur de relation), il y a toujours une mouche qui s'infliltre dans mon appartement et elle vient toujours me "biiiiiiiiiiiiiiiiiizzzzzer" ça dans l'oreille. C'est la chose la plus fatiguante au monde. Faut me dire où acheter une tapette à mouche qui donne des chocs électriques.
C'était d'une impertinence...mais la convalescence c'est tellement plate et les empracets me mettent tellement sur le neutre.
Bon, sur ce, bonne nuit j'ai une mouche à massacrer.

lundi 23 août 2010

Conneries humaines

Comment ça une femme qui achète des bouteilles de vin à la SAQ ne sait pas encore qu'ils n'ont plus de sacs jetables? Comment ça, moi j'ai l'impression que ça fait 5 ans qu'ils nous achalent avec leurs sacs réutilisables? J'ai beau taquiner la terre entière en disant que j'aime l'alcool, son goût, son effet. Je me pose des questions. En lisant des commentaires sur l'alcool dans mon forum de maman, je m'apperçois que je suis comme une bête étrange qui boit de façon re-la-ti-ve-ment modérée à toutes les semaines. Je capote parce que je ne peux pas boire 3 semaines (ce à quoi je n'ai même pas pu résister) et mon amie et moi on se dit très franchement qu'on a rien à se dire puisqu'on ne boit pas d'alcool. Pendant que moi je lis les commentaires des mamans sur l'alcool-qu'elles-ne-boivent-quasi-jamais-sauf-exceptions-rares-genre-Noël, je me dis que ouais je pourrais avoir l'aire alcoolique. Par contre, on est tous sur le même train de vie ici. Alors moi et ma petite gang de fifilles ont est alcolo? Quel genre de modèle je serai pour mon fils? Je vais avoir une maladie du foie dans 10 ans? Une attaque de coeur? Pour vrai, mon verre de vin, enlève moi le pas, il est comme sacré.
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Comment ça la caissière du Jean-Coutu met mon reçu dans ma face et me demande si je le veux? Pour vrai, demande moi le pas rendu là, il est comme à deux pouces de ma face, ça ferait un peu bête de te dire non hein? Et puis tant qu'à être à la pharmacie, comment je fais moi pour savoir qu'elle teinte de fond de teint je dois mettre sur mon visage en pleine crise d'adolescence? Parce que essaie pas, toi cosméticienne, tu es toujours à mes trousses à me demander si j'ai besoin d'aide et quand vient le temps de m'aider, il y en a pu une qui sait comment. Je généralise même pas, c'est comme ça à toutes les fois. Alors j'ai un fond de teint qui fait de moi une fille au visage beaucoup trop pâle. Merci pour ton aide.
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Comment ça je vis ici depuis un mois et que le même gros chat vient toujours me voir dans ma cour et qu'il n'a pas encore daigné me donner de l'affection? Oh...mais il s'approche le coquin.
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Comment ça un auteur doit-il absolument mettre une phrase comme: Il faisait une chaleur torride ce jour de juillet et Mickael sentit que deux taches de sueur commençaient à se former aux aisselles (Millenium III). Eh ben, ça me prouve à quel point il faisait chaud ce jour là. Détail inutile. Tout les gars ont des taches de mouille aux aisselles, même les filles souffrant d'hyperhidrose t'sais. Parlant de ça, acheter un chandail quand on est ce type de fille c'est assez contraignant. J'ai même une amie qui teste les chandails avec un peu de bave pour voir si ils sont "à l'épreuve de l'hyperhidrose".
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Comment ça des supposés amis se boudent? Moi, mes amies je ne les boudent pas et elles n'ont plus. Alors qu'on viennent me dire que se sont les filles les boudeuses. Que nous sommes gérées pas nos hormones et nos émotions. Les gars, c'est clair comme de l'eau de roche, vous êtes atteint d'un problème sérieux d'égo et ça votre égo les messieurs, ça gère vos émotions et vos réactions disons le, assez bizarres. Mais là, je ne généralise pas vraiment, disons que c'est une minorité.
Sur ce, bonne soirée, j'ai un chat à apprivoiser.

vendredi 13 août 2010

Mettre en canne

J'ai pris la décision, même pas égoïste, d'avoir seulement un enfant. Même si l'idée de ne plus jamais porter la vie, d'accoucher, d'allaiter un poupon, d'apprendre à connaître une nouvelle petite vie si fragile m'attriste, je sais que de toute façon, même si j'en avais 6 enfants, j'aurais à faire le même deuil. Ce que je trouve le plus désolant dans ma décision c'est de savoir que mon fils n'aura pas de frères ou soeurs avec qui partager les joies et les atrocités que nous, parents, lui feront vivre. Peut-être qu'il aura la chance d'avoir un frère ou une soeur du côté du papa, mais pas du mien, certain.
Cela dit, sachant qu'il est mon premier et mon dernier à la fois, j'essais de capter tout les moments de sa vie. Je voudrais les mettres dans une boîte de conserve et les garder intacts pour les moments où il me manquera, quand il sera loin de moi, dans son appart, avec ses amis, sa blonde et son travail. Lorsque je le regarde courrir dans la cour, je me dis "vite, vite, respire son bonheur, mets toi en plein les poumons question d'imprégner ces moments là en toi, pour toute ta vie". C'est si doux le bonheur d'un enfant, dans toute son innocence. En tant que maman, je voudrais le protéger pour l'éternité contre la méchanceté et les obstacles de ce monde. Mais non. En donnant la vie à un enfant, on aime pour ensuite laisser partir. Même si au fond de moi, j'ai un petit côté qui aimerait bien avoir un bébé dépendant de moi-maman toute sa vie, il y a un autre côté bien plus rationnel (!) qui vivra un sentiment de fierté incommensurable lorsque je verrai mon bébé voler de ses propres ailes. Parce que c'est ça mon rôle de mère; aimer, éduquer pour ensuiter laisser mon petit bourgeon se déployer en une gigantesque et magnifique (ouais c'est que j'ai beaucoup d'aspiration pour lui hein!) fleur.
Même si je voulais arrêter le temps, je suis tellement fière de le voir grandir avec autant de force et de confiance. Et puis moi, ben je savoure ses calins et ses petites folies en me disant que lorsqu'il aura 16 ans, des calins, j'en aurai sûrement moins (mais peut-être pas pour les folies...)!

lundi 9 août 2010

Le sevrage

Je me fais opérer le 19 août. Et cette opération nécessite un arrête complet de l'alcool pendant 1 mois. 1 mois. Quand j'étais enceinte j'ai arrêté de boire pendant plus de 9 mois. Alors 1 mois, je ne pensais pas que ça allait être dure. La dernière journée de boisson permise j'en ai plus que profité disons. En fait, j'en ai profité depuis que je sais que je me ferai opérer, en sachant très bien que le 5 août était ma dernière journée d'ivresse. J'ai bu du vin en quantité industrielle à chaque fois que l'occasion se présentait. Je me suis même liée d'amitié avec le vin blanc. Je détestait le vin blanc avant...Maintenant, j'aime. On le laisse dans le congelo pour qu'il soit froid et ainsi bon comme du bonbon.
Alors le jeudi 5 août, je me suis payé la traite avec un bon vin blanc (Beringer 11$) et une très bonne bouteille de rouge (liberty school syrah, 19$). Avec un bon bol de pâte et 3 amies merveilleuses. J'ai fini la soirée en disant à mon amie qu'elle avait des seins ma-gni-fiques (on s'entends là, je ne les ai jamais vu et j'ai aucune idée d'où venait ce propos ambigüe) ET en mangeant un mcpoulet et en rentrant sûrement en taxi. Le McDo, je le sais, car j'ai vu le sac traîner sur mon comptoir le lendemain, mais je ne m'en souviens pas. En me levant, toutes mes fenêtres étaient ouvertes. Moi qui a tellement peur de me faire kidnapper, violer, découper en morceaux pour finalement atterir dans le fleuve St-Laurent, disons que le trop plein d'alcool avait inhibé ces peurs.
Finalement, le lendemain de brosse était assez intense pour que le sevrage de 1 mois se fasse aisément. Mais merde! Non, ça duré 48 heures. Maintenant, il me manque un verre de vin en mangeant, une bière en apéro. C'est l'été, il fait "beau" et je ne peux pas accompagner ces beaux instants avec un petit verre. J'ai acheté de la beck's sans alcool. Mais ça goûte la mer-de. Alors je vais prendre mon mal en patience et me dire que je vais sauver des sous. Je vais imaginer ma prochaine sortie. Ma prochaine brosse. Le prochain vin que je vais aller m'acheter à la SAQ (je vais tellement me gâter). La prochaine discussion entre amis avec du vin à profusion. J'ai un problème d'alcool? Nah. J'ai juste une passion pour l'ivresse.