jeudi 15 juillet 2010

L'auto du bonheur

Parce que je suis une bonne mère qui veut éviter le chaos pendant la route (la longue route) du matin vers la garderie, j'essais de trouver des trucs pour changer les idées de mini. J'habite Rosemont et mon fils va dans une garderie à Côte-des-Neiges. Alors les trucs ils sont mieux d'être bon pour pas que mon fils s'ennui et qu'il m'ennui avec sa petite voix stridente de "mamannnnnnn, mama, mama, mamannnnnn, MAMANNNNNN, MAMAMAMAMA, mamamama, mama, MA-MA, ". Voilà.
Alors le dernier truc de l'heure c'est la musique. Un petit disque offert par S à l'anniverssaire de mon mini-doux. Des tounes vraiment, vraiment joyeuses...Oui. Joyeuses pour un enfant. Parce que moi, "il était une fois, un marchand de foie, qui vendait du foie, dans la ville de Foix" ou bien sa préférée: "You Papa, you Papa" ou encore "oui monsieur Po, oui monsieur Li, oui monsieur Chi (euh), oui monsieur Nell, oui monsieur Po-li-chi-nelllllll" ça m'inspire comme plus ou moins. Et étant donné que la route est longue, les chansons je les connait par coeur et en plus, je chante. Oui, oui. Je chante à voix haute. Et non, je n'ai pas l'air clim. Alors, je chante d'une voix bien aigüe (pour me mettre sur le même ton que les enfants chanteurs dudit disque) et ce, avec les vitres baissées. Mon fils à l'arrière qui danse et qui tappe des mains. Tu vois l'image? La voiture du bonheur.
Ce matin, après avoir déposé mon mini à la garderie. Je me suis assise dans ma voiture et j'ai continué à chanter: "C'était un petit mateloooooooo sur les eaux de la mer indienne, c'était un petit mateloooo oh oh oh petit matelot." Jusqu'à ce que je réalise que ce n'était plus vraiment nécessaire. J'ai changé le disque pour mon ipod et j'ai chanté du Rihanna avec Eminem. Beaucoup plus stimulant pour mouhaaa!

lundi 12 juillet 2010

Petit pas vers l'arrière

Cette semaine, mon chameau, m'a fait part de ses études personnelles sur les chances de mourrir en parachute. Elles sont faibles les chances. Vraiment. En fouillant sur Internet elle a réalisé qu'un homme était mort où je saute. Sur ma drop zone. Je savais que ça arrivait ces choses là, mais le fait que c'était trop près de moi, j'ai capoté. J'ai été sur Internet voir l'article et ensuite je suis tombé sur d'autres accidents suite à des erreurs banales. Merde. Ce dimanche j'arrive au centre de parachutisme de re-cu-lons. Mon instructeur le sent. Il me prend à part pour me parler et je me met à pleurer. Il me propose de faire un saut en tandem avec lui où j'allais contrôler le tout. Tout s'est bien passé. Il a "perdu le contrôle" en tournant d'une façon quasi invivable et j'ai été capable de prendre le dessus. J'étais mal à deux, pas confortable. Après je me suis dis qu'on était pas mal mieux seule sous notre voilure!

Quand les habitués de la place m'ont vu habillé en tandem, ils ont eu l'aire bête. "Mais qu'est ce que tu fous là?". Sérieux je ne le sais même pas moi même. J'ai peur. J'ai la chienne. Et si je mourrais pour une erreur stupide? Je suis blonde moi t'sais. Et si je faisais un truc de blonde dans le ciel?

Finalement, ma discussion avec mon instructeur m'a ouvert les yeux. C'est paradoxal car je veux sauter et d'un autre côté j'ai peur de mourrir. Toutes les craintes que je vie présentement dans mon quotiden se transposent dans le parachute. Quand j'aurai réglé ce qui se passe , je pourrai aller m'amuser dans le ciel. D'ici disons 2-3 semaines! J'ai hâte car ça me manque déjà.

Ceci est la preuve que notre corps nous envoi des signaux. Je vivais trop de choses et je n'étais plus capable de tout gérer. Parce que pleurer de stress avant ou après avoir sauté, ce n'est pas normal. On devrait au contraire vouloir recommencer encore et encore!

lundi 5 juillet 2010

Internet et le complexe de la mère parfaite

Moi je ne suis pas une mère parfaite. J'ai essayé de l'être pendant près de 12 mois et puis j'en suis presque devenu dingue. Alors là, c'est assez. Je ne suis pas non plus une mère indigne. Je mérite d'être une mère et je suis fière du rôle que j'accomplie. Par contre, oui desfois, quand mon fils me fait une crise dans un endroit public, je voudrais le laisser là et me pousser. Desfois, il ne mange pas de légumes, car je n'ai juste pas envie de lui élaborer un souper avec les quatre groupes alimentaires. Parfois, je me saoule avec des amies jusqu'aux petites heures du matin et je le laisse avec son père. Il y a même des journées où il fait extrêmement beau dehors et que moi je confine mon fils à l'intérieur tout simplement parce que ça ne me tente pas de sortir. Et puis, oh confidences, desfois j'en ai marre d'être mère. Je voudrais prendre toutes mes responsabilités et les foutre dans une enveloppe et poster ça en Chine. Mais je ne peux pas faire ça. Alors je fais du mieux que je peux avec tout l'amour que j'ai à lui donner. Et crois moi, j'en ai de l'amour pour ce petit bonhomme là. Ça ne s'exprime pas, ça se sent, ça se vie et ça se donne à toutes les heures de ma vie.
Avant d'avoir un enfant, j'avais un paquet de principes de mère parfaite. Je croyais profondément qu'un enfant qui faisait une crise avait certainnement des parents qui s'occupaient mal de lui. J'étais persuadée qu'un enfant qui avait des problèmes de sommeils, n'avait pas assez d'attention de ses parents. Des principes de merde comme ça, j'en avais plein.
Bref, aujourd'hui avec l'Internet on se sent hyper complexée à côté des autres mamans qui sont "parfaites". Par exemple, plusieurs mères, nous donnent accès via leur statut facebook à leur vie de tout les jours. De tout ce qu'elles font. Tout. Jusque dans l'assiette. Jusque dans les bobettes aussi. Elles citent leurs enfants. Elles racontent leurs activités de bricolage comme si c'était la best thing in the world et puis dans le fond, ça sûrement duré au plus 10 minutes dans la journée. Alors on exagère nos exploits de mères pendant que les autres se trouvent ridicules et se sentent nulles. Bahhhhh. J'en ai eu du mal avec ça moi. J'étais vraiment perdue. Jusqu'au jour où j'ai réalisé que je devais vivre ma vie avec la mère que je suis. Celle qui est au fond de moi et qui apprends de nouvelles choses à tout les jours. Parfois, cette mère là, elle se plante et parfois elle réussit. Mais elle apprend toujours et surtout, elle aime.

jeudi 1 juillet 2010

Des baux pour mon heros

Il était une fois où j'étais bonne en français. J'avais de bonnes notes à l'école. Au CEGEP j'ai même été recruté pour aider les élèves qui avaient de la difficulté en français. Aujourd'hui j'en ai perdu beaucoup. Je ne sais plus comment accorder les verbes qui se terminent en "u" ou en "i". J'ai oublié le genre de plein de mots. Bref, je ne sais plus vraiment écrire et ça m'écoeure.
Par contre, il y a certains mots qui me tannent. Comme "des bails". Non. On ne dit pas des bails, on dit des baux. On ne dit pas un pamphlet, on dit un dépliant. Et puis pourquoi exactement il y a un s à héros. Il m'énerve ce s. Qui a dit qu'on pouvait dire des chevals? C'est ben laid ça des chevaaaaals. On dit des chevaux. Un trempoline c'est affreux. Il me semble que c'est beaucoup plus naturel dire: "je vais aller sauter sur ma trempoline en fin de semaine". Ben non, on dit mon trempoline. Ark. Une bonne qu'on entends trop souvent aussi est: hmmm du bon cantalouppe. Quoi? On ne dit pas cantalouuuu, il y a un p à la fin. Ouais. Un loup tu dis un lou ou un louppe? Il y a aussi le fameux: c'est toute qu'une histoire ça là. Sérieux là, ton qu, tu le prends ou? Et puis je ne vais pas parler de la liaison si-rait parce que franchement là.
Des jours comme ça il y en a. Où on a un besoin profond de chiauler pour rien. Comme là là présentement, j'ai le goût de chiauler.