jeudi 25 novembre 2010

"2010 s't'une année de marde"

C'est autour d'un verre de bière que Maude en est arrivée à une conclusion: "2010, s't'une année de marde". Sarah a acquiescé immédiatement. Moi, je doutais. Et puis j'ai réfléchie. Et puis là, j'abonde dans le même sens. Total. Pour les autres surtout... Un jeune ami décédé trop tôt, une belle-soeur qui laisse mon frère le coeur brisé et le corps dans le néant, une dépression, des séparations, une mère cancéreuse, des accidents...et aujourd'hui. Après avoir eu une journée profondément merdique à l'école, je ne pensais pas que ma journée pouvait être pire jusqu'à ce qu'il m'appelle. Pour me dire que son chien était parti. Et moi qui répond "parti, parti ou là?"... "Parti mort" qu'il me répond. NON. Pas LE chien. Pas Whisky. Après avoir passé 8 années sur terre, son coeur était devenu trop gros, il avait du mal à respirer et ses poumons s'étaient remplis d'eau. Fallait "l'endormir".

J'en pleure ma vie. J'arrive pas à réaliser qu'il ne sera plus jamais là pour m'accueillir, qu'il ne viendra plus se coucher avec moi. J'arrive pas à réaliser qu'il n'est plus là, qu'il fait dodo pour toujours. On s'attache grave à ces petites bêtes là. Et puis, son papa, il va mal. Sa douleur est vive. Sa vie vient de basculer. Son meilleur ami, son bébé, est parti pour toute la vie. C'est terrible. "C'est juste un chien" qu'on me dira. Mais non. Il avait tellement d'importance dans sa vie. Son deuil sera pénible...

Je repense à ma dernière journée avec Whisky, on a fait une sieste de 2 heures. Il avait une patte sur moi, et moi une main sur lui. Il n'était jamais resté aussi longtemps couché auprès de moi, comme si il le savait. C'était sa façon de me dire aurevoir.

C'est tellement triste...
RIP mon beau Whisky...tu as mis la barre haute, t'étais le meilleur.

mercredi 17 novembre 2010

4 jours

Il y a toujours des situations dans la vie qui nous rappellent à quel point la santé c'est important. Quand j'étais ado et qu'on me souhaitait de la santé pour la nouvelle année je répondais poliment merci. Mais dans ma tête je me disais: "ta gueule avec ta santé, moi je veux de l'amour, juste de l'amouuuuur, c'est ça mon carburant". En vieillissant, je constate que c'est la base. Sans la santé, on est comme un peu foutu. Mon fils vient de passer au travers d'une réaction allergique, crise d'urticaire intense et œdème dans les mains et pieds. Il trainait de la patte tellement il avait mal, il ne dormait pas de la nuit tellement que ça piquait et puis il avait l'air vraiment différent avec ses plaques sur tout le corps. Tout le monde le regardait de travers. Comme si il avait un pied dans le front. On me demandait sans cesse ce qu'il avait, encore là je répondais poliment" une réaction allergique à un antibiotique" et puis dans ma tête je me disais: "ta gueule, tu n'as pas autre chose a regarder???". On a pas dormis pendant 3 jours. On a été deux fois au Children's. Là-bas , je me disais qu'il y avait des enfants qui devaient connaître l'hôpital mieux que leur maison. T'sais ceux qui on choppé une merde de cancer. Et les parents. La culpabilité qu'on ressent quand c'est impossible d'enlever le mal chez son enfant. Ça c'est terrible.
Mon pet a été malade 4 jours en tout. Très malade. Mais c'était juste 4 jours, pas 365. 4 jours qui m'ont fait réaliser à quel point son insomnie grandissante, ses crises de bacon en public ou ses trippes de répéter un mot ou une question sans cesses étaient assez ridicules. Parce qu'il a la santé. C'est vraiment ça, la chose la plus importante au monde finalement. La santé.

mardi 2 novembre 2010

Pour Petchi...

Je l'ai déjà dis ici, ce qui me fait le plus de peine dans ma décision de ne plus avoir d'enfants est que mon fils n'aura pas de frères et/ou soeurs. Si ça me fait autant de peine, c'est parce que je le sais c'est quoi moi. J'ai la chance, oui, oui, la chance d'avoir un frère et une soeur. Quand mon vieux voisin m'a dit: "HA vous êtes séparée du père de votre enfant, HA ben c'est un choix, nous on en a eu trois, pis c'tais pas facile, mais on en a eu trois, pis on est encore ensemble". Et moi je lui répond que "ça fait des belles familles ça, t'sais des familles de trois enfants, c'est merveilleux". Je le sais moi. Parce qu'on est une famille de trois enfants. Pas que mes parents étaient plus compétents que les autres, mais ils en ont eu trois. Pis on s'aime. On s'énerve ça c'est certain, mais on s'aime. On se complète avec nos (tellement-grosses-allo) différences et puis on se ressemble tellement en même temps. Je m'emmerde moi-même de ne pas pouvoir donner ça à mon fils...Car ce qui est merveilleux entre frères et soeurs c'est la solidarité. "Quoi? Maman te fait chier? Ben moi aussi d'abord". J'adore cette solidarité. J'aurais voulu que mon fils la vive. Aussi parce que c'est temps-ci je vois mon bon ami qui doit traverser un chemin difficile dans sa vie: sa maman a un cancer généralisé. Et il est seul. Il a moi. Son père. Sa belle-maman. Ses amis. Mais il n'a pas de frères ou soeurs. Je suis juste persuadée que ça fait la différence. Il est seul à devoir "supporter" sa mère. Parce que j'ai réalisé à travers son épreuve que oui, les parents feront tout pour leurs enfants, mais les enfants aussi, ont le poids du bonheur de leur parent sur leurs épaules. Alors en fait, je sais moi, en tant que maman que si mon fils souffre, je souffre doublement...mais soyons honnête là, si j'ai un parent qui souffre je souffre aussi. C'est sûrement très différent, mais est-ce comparable? Sûrement pas, mais la douleur est là pareil. Bon bref, si on a une fratrie à qui partager la douleur d'un parent malade ça passe mieux non? Et puis si on a la fratrie pour juste passer au travers d'une douleur, c'est pas plus facile? Il me semble que oui, je sais plus. Tout ça pour dire que j'ai une chance incroyable d'avoir une soeur et un frère. Ils sont tellement différents et tellement merveilleux. Et je sais qu'ils seront toujours là et je le serai toujours moi aussi.

samedi 23 octobre 2010

Comme dans un journal intime

Quand tes pas là, tu me manques. Ça me fait l'effet d'une grosse boule pesante en plein coeur. J'ai l'impression de manquer la moitié de ta vie juste parce que moi, j'ai voulu écouter mon coeur. À cause de moi, de mes choix, tu vas peut-être sentir le manque de ta mère pour le restant de tes jours. Si un matin, dans une quinzaine d'années, je fais le ménage de ta chambre et que je tombe sur un butch de joint, je vais me dire que c'est à cause de moi et du fait que je me suis séparée de ton père. Si un soir tu rentres trop saoul d'une soirée avec tes amis, je vais penser que c'est à cause de moi. Si, au cegep, tu lâches après 2 ans, je vais encore penser que c'est à cause de moi. J'espère tellement juste une chose...que mon absence te fait pas aussi mal que la tienne. Sinon, ma culpabilité serait trop énorme, tas pas le droit de souffrir toi. Tes bien là, tes avec ton papa, mais au fond, je ne sais pas ce que tu penses dans ton petit coeur. Dis moi mon bébé, je te manque pas trop j'espère hein?

jeudi 26 août 2010

Bisous nocturnes

Il n'y a rien. Rien. De plus beau qu'un enfant qui dort. Mais surtout, le mien. J'adore aller le voir pendant son dodo, surtout depuis qu'il dort dans son grand lit, et lui faire des bisous en murmurant des petits je t'aime. Rien de plus beau que ça. Je peux y aller 10 fois dans une soirée, il est tellement cute. Toujours dans une position différente; les foufounes dans les airs, sur les dos en étoile, sur le côté ou en travers de son lit. Il est beau. Desfois il a un doudou dans les bras, desfois c'est un train en bois (?) ou comme ce soir, c'est Sophie la giraffe. Sophie qui fait "squick" quand on lui pèse dessus. Alors ben ça fait "squick". C'est tellement impertinent, mais ça fait tellement exploser mon coeur d'amour le voir tout paisible dans son sommeil que j'avais envie de partager mon petit bonheur. Bon bref, dans un tout autre ordre d'idée (trop long comme marqueur de relation), il y a toujours une mouche qui s'infliltre dans mon appartement et elle vient toujours me "biiiiiiiiiiiiiiiiiizzzzzer" ça dans l'oreille. C'est la chose la plus fatiguante au monde. Faut me dire où acheter une tapette à mouche qui donne des chocs électriques.
C'était d'une impertinence...mais la convalescence c'est tellement plate et les empracets me mettent tellement sur le neutre.
Bon, sur ce, bonne nuit j'ai une mouche à massacrer.

lundi 23 août 2010

Conneries humaines

Comment ça une femme qui achète des bouteilles de vin à la SAQ ne sait pas encore qu'ils n'ont plus de sacs jetables? Comment ça, moi j'ai l'impression que ça fait 5 ans qu'ils nous achalent avec leurs sacs réutilisables? J'ai beau taquiner la terre entière en disant que j'aime l'alcool, son goût, son effet. Je me pose des questions. En lisant des commentaires sur l'alcool dans mon forum de maman, je m'apperçois que je suis comme une bête étrange qui boit de façon re-la-ti-ve-ment modérée à toutes les semaines. Je capote parce que je ne peux pas boire 3 semaines (ce à quoi je n'ai même pas pu résister) et mon amie et moi on se dit très franchement qu'on a rien à se dire puisqu'on ne boit pas d'alcool. Pendant que moi je lis les commentaires des mamans sur l'alcool-qu'elles-ne-boivent-quasi-jamais-sauf-exceptions-rares-genre-Noël, je me dis que ouais je pourrais avoir l'aire alcoolique. Par contre, on est tous sur le même train de vie ici. Alors moi et ma petite gang de fifilles ont est alcolo? Quel genre de modèle je serai pour mon fils? Je vais avoir une maladie du foie dans 10 ans? Une attaque de coeur? Pour vrai, mon verre de vin, enlève moi le pas, il est comme sacré.
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Comment ça la caissière du Jean-Coutu met mon reçu dans ma face et me demande si je le veux? Pour vrai, demande moi le pas rendu là, il est comme à deux pouces de ma face, ça ferait un peu bête de te dire non hein? Et puis tant qu'à être à la pharmacie, comment je fais moi pour savoir qu'elle teinte de fond de teint je dois mettre sur mon visage en pleine crise d'adolescence? Parce que essaie pas, toi cosméticienne, tu es toujours à mes trousses à me demander si j'ai besoin d'aide et quand vient le temps de m'aider, il y en a pu une qui sait comment. Je généralise même pas, c'est comme ça à toutes les fois. Alors j'ai un fond de teint qui fait de moi une fille au visage beaucoup trop pâle. Merci pour ton aide.
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Comment ça je vis ici depuis un mois et que le même gros chat vient toujours me voir dans ma cour et qu'il n'a pas encore daigné me donner de l'affection? Oh...mais il s'approche le coquin.
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Comment ça un auteur doit-il absolument mettre une phrase comme: Il faisait une chaleur torride ce jour de juillet et Mickael sentit que deux taches de sueur commençaient à se former aux aisselles (Millenium III). Eh ben, ça me prouve à quel point il faisait chaud ce jour là. Détail inutile. Tout les gars ont des taches de mouille aux aisselles, même les filles souffrant d'hyperhidrose t'sais. Parlant de ça, acheter un chandail quand on est ce type de fille c'est assez contraignant. J'ai même une amie qui teste les chandails avec un peu de bave pour voir si ils sont "à l'épreuve de l'hyperhidrose".
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Comment ça des supposés amis se boudent? Moi, mes amies je ne les boudent pas et elles n'ont plus. Alors qu'on viennent me dire que se sont les filles les boudeuses. Que nous sommes gérées pas nos hormones et nos émotions. Les gars, c'est clair comme de l'eau de roche, vous êtes atteint d'un problème sérieux d'égo et ça votre égo les messieurs, ça gère vos émotions et vos réactions disons le, assez bizarres. Mais là, je ne généralise pas vraiment, disons que c'est une minorité.
Sur ce, bonne soirée, j'ai un chat à apprivoiser.

vendredi 13 août 2010

Mettre en canne

J'ai pris la décision, même pas égoïste, d'avoir seulement un enfant. Même si l'idée de ne plus jamais porter la vie, d'accoucher, d'allaiter un poupon, d'apprendre à connaître une nouvelle petite vie si fragile m'attriste, je sais que de toute façon, même si j'en avais 6 enfants, j'aurais à faire le même deuil. Ce que je trouve le plus désolant dans ma décision c'est de savoir que mon fils n'aura pas de frères ou soeurs avec qui partager les joies et les atrocités que nous, parents, lui feront vivre. Peut-être qu'il aura la chance d'avoir un frère ou une soeur du côté du papa, mais pas du mien, certain.
Cela dit, sachant qu'il est mon premier et mon dernier à la fois, j'essais de capter tout les moments de sa vie. Je voudrais les mettres dans une boîte de conserve et les garder intacts pour les moments où il me manquera, quand il sera loin de moi, dans son appart, avec ses amis, sa blonde et son travail. Lorsque je le regarde courrir dans la cour, je me dis "vite, vite, respire son bonheur, mets toi en plein les poumons question d'imprégner ces moments là en toi, pour toute ta vie". C'est si doux le bonheur d'un enfant, dans toute son innocence. En tant que maman, je voudrais le protéger pour l'éternité contre la méchanceté et les obstacles de ce monde. Mais non. En donnant la vie à un enfant, on aime pour ensuite laisser partir. Même si au fond de moi, j'ai un petit côté qui aimerait bien avoir un bébé dépendant de moi-maman toute sa vie, il y a un autre côté bien plus rationnel (!) qui vivra un sentiment de fierté incommensurable lorsque je verrai mon bébé voler de ses propres ailes. Parce que c'est ça mon rôle de mère; aimer, éduquer pour ensuiter laisser mon petit bourgeon se déployer en une gigantesque et magnifique (ouais c'est que j'ai beaucoup d'aspiration pour lui hein!) fleur.
Même si je voulais arrêter le temps, je suis tellement fière de le voir grandir avec autant de force et de confiance. Et puis moi, ben je savoure ses calins et ses petites folies en me disant que lorsqu'il aura 16 ans, des calins, j'en aurai sûrement moins (mais peut-être pas pour les folies...)!